Les droits du travail

Parfois, des choix de vie s’opèrent : continuer à travailler, se réorienter professionnellement, faire face à un licenciement.

1. Continuer à travailler

Avec ou après un cancer, il est parfois difficile de retourner dans la vie active ou de continuer à travailler. Pourtant, le travail peut avoir une incidence capitale dans votre rétablissement mais aussi dans votre vie personnelle. Plusieurs dispositifs existent.

Vous êtes concerné.e par :

 Le Temps Partiel Thérapeutique (TPT)
 L’aménagement du temps de travail
 La Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH)
 La pension d’invalidité

Le Temps Partiel Thérapeutique (TPT)

Les personnes fragilisées par la maladie parlent souvent d’une baisse de concentration dans leur activité et d’un surcroît de fatigue. La maladie et ses séquelles peuvent nécessiter une réduction temporaire du temps de travail afin de permettre une reprise progressive de celui-ci.
Lorsque la reprise à temps complet du travail n’est pas envisageable, le temps partiel thérapeutique vous permet un retour progressif adapté à vos besoins. Il s’agit d’une prescription médicale de votre médecin traitant qui doit favoriser l’amélioration de votre état de santé, permettre la poursuite de votre rééducation ou de votre traitement et conduire à vous réadapter à votre activité professionnelle.
Le dispositif du temps partiel thérapeutique peut être mis en place pour les salariés du secteur privé, les fonctionnaires et les travailleurs non-salariés.

Pour les travailleurs non salariés

A travers l'histoire de Bernard, fleuriste indépendant, souhaitant reprendre son travail de façon progressive... Qu'en dit le droit ?

L'aménagement du temps de travail

A travers l'histoire de Solange, secrétaire, ayant peur de ne pas retrouver son travail après 18 mois d'absence et ayant encore des séquelles de son cancer... Qu'en dit le droit ?

La Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH)

La pension d'invalidité

Dans le secteur privé

A travers l'histoire de Patrick, en fin de droits aux indémnités journalières... Qu'en dit le droit ?

Dans la fonction publique

A travers l'histoire de Françoise, 50 ans et agent titulaire de la fonction publique d'Etat, ne pouvant reprendre ses fonctions ni être mise à la retraite pour invalidité... Qu'en dit le droit ?

Pour les travailleurs non salariés

A travers l'histoire de Marc, artisan subissant de lourdes séquelles de son cancer... Qu'en dit le droit ?

2. La réorientation professionnelle

La confrontation avec une maladie grave comme le cancer entraîne des conséquences au-delà du terrain médical. En effet, l’équilibre de la vie autant personnelle que professionnelle est bouleversé. Si la manière d’appréhender les difficultés est propre à chacun, certains malades éprouvent le besoin de réévaluer leurs priorités. D’autres sont confrontés à la perte de leur travail ou à l’impossibilité de l’exercer suite aux séquelles laissées par le cancer et ses traitements.
L’une des premières remises en question est le sens du métier exercé ; lequel peut ne plus susciter d’appétence. En conséquence, un reclassement ou une réorientation professionnelle peut intervenir. Le reclassement résulte souvent de la nécessité d’aménager un poste de travail pour permettre la continuation de l’activité professionnelle. La réorientation peut découler d’un choix ou être imposée, selon les situations et le métier exercé.

Dans le secteur privé

A travers l'histoire de Jean, dont le parcours est semé de complications liées à son état de santé... Qu'en dit le droit ?

Dans la fonction publique

A travers les histoires de Pierre, agent contractuel arrivant en fin de droits aux indémnités journalières, et de Marie, agent titulaire souhaitant reprendre son travail à temps plein pour faire face à ses dépenses... Qu'en dit le droit ?

3. Le licenciement

Toute personne qui a eu, ou est atteinte, d’un cancer peut rencontrer des difficultés à reprendre ou continuer sa vie professionnelle. En effet, le cancer et/ou ses traitements peuvent provoquer de nombreuses difficultés telles que la fatigue, des difficultés en termes de mémoire et de concentration et des séquelles diverses.
La peur d’un licenciement lié à ces conséquences est très souvent présente.
Néanmoins, le droit protège les travailleurs d’un licenciement qui serait lié à leur état de santé, tant dans le secteur privé que dans la fonction publique.
La justification du licenciement, qui est un élément que l’on trouve également dans le secteur public, permet à tout travailleur de connaître le motif de son licenciement, et surtout de protéger tous les travailleurs atteints d’une maladie contre tout licenciement qui serait, en réalité, uniquement prononcé en raison de la maladie ou de ses séquelles.

Dans le secteur privé

A travers les histoires de Mathilde, Claudine, Jean et Alexandre, concernés par un licenciement discriminatoire, une inaptitude, une insuffisance professionnelle, une faute commise ou pour motif économique... Qu'en dit le droit ?

Dans la fonction publique

A travers les histoires de Pierre, agent contractuel de droit privé en tant que jardinier, de Anna, fonctionnaire travaillant moins de 28h/semaine en tant qu'ATSEM, et de Marie, fonctionnaire titulaire en tant qu'agent d'entretien, qui redoutent un licenciement... Qu'en dit le droit ?